Concours Régional des Métiers 2026 : oser, essayer, choisir

23 février 2026
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Concours Régional des Métiers 2026 : oser, essayer, choisir

Et si un concours devenait un véritable outil d’inclusion professionnelle ?
En 2026, le Concours Régional des Métiers poursuit son ambition : permettre aux personnes accompagnées en milieu protégé et adapté de tester leurs compétences en conditions réelles, de gagner en confiance et de construire un projet professionnel choisi.

Bien plus qu’une compétition, ce dispositif est pensé comme un levier d’autodétermination.

Un concours au service du projet professionnel

Le Concours Régional des Métiers s’adresse aux personnes accompagnées en ESAT, en Entreprises Adaptées et en IMPro ou SESSAD Pro. Il leur offre l’opportunité de découvrir un métier concrètement, de confirmer une orientation ou, parfois, d’envisager une réorientation.

Se confronter à une épreuve technique, devant un jury, dans des conditions proches du réel, permet de révéler des compétences parfois insoupçonnées. Pour certains, l’expérience déclenche une prise de confiance décisive. Pour d’autres, elle vient clarifier un projet encore flou. Tous partagent une même expérience : celle d’avoir osé.

Les jeunes en parcours d’orientation trouvent également dans cet événement un espace d’observation privilégié. Voir des professionnels en action, comprendre les gestes attendus, mesurer l’exigence du métier, échanger avec les candidats… autant d’éléments qui permettent de se projeter de manière réaliste. Il arrive souvent qu’un déclic se produise : « moi aussi, je peux le faire ».

Une édition 2026 marquée par une forte mobilisation

Le succès de l’appel à candidatures a conduit à organiser une journée de présélection pour l’épreuve Jardinier-Paysagiste. Sur certains territoires, la dynamique a été relayée localement, avec des présélections départementales mises en place par plusieurs associations partenaires (Adapei de Corrèze et Clairvivre en Dordogne). Cette mobilisation a permis de doubler le nombre de candidats par rapport à l’édition précédente.

En 2026, près de 60 candidats participeront à l’épreuve Jardinier-Paysagiste, contre 32 en 2024. L’épreuve Cuisine rassemblera environ 20 candidats, contre 12 lors de la précédente édition. Au total, une vingtaine de structures (ESAT, Entreprises Adapées et IMPro) de toute la Nouvelle-Aquitaine accompagnent des participants.

Deux rendez-vous rythmeront cette édition :

– le 19 mars 2026 à Pessac pour le métier de Jardinier-Paysagiste
– le 2 avril 2026 à Saint-Denis de Pile pour le métier de Cuisinier.

Les journées sont organisées en semaine, hors vacances scolaires, afin de faciliter l’accueil de groupes de jeunes. Elles sont conçues comme de véritables temps d’orientation professionnelle. L’observation libre sur les plateaux techniques permet de saisir les réalités du métier : entraide entre candidats, concentration, gestion du stress, fierté du travail accompli. Le 19 mars, des stands de démonstration viendront enrichir la découverte du métier de jardinier-paysagiste.

Un dispositif réellement accessible

L’originalité du concours réside dans sa conception inclusive. Plusieurs niveaux d’épreuves sont proposés afin que chacun puisse participer, quel que soit son niveau. L’objectif n’est pas de sélectionner les meilleurs, mais de permettre à chaque personne de réussir à son propre niveau.

Avant l’événement, des supports accessibles en FALC, des vidéos de projection et des webinaires d’information sont mis à disposition. La préparation repose sur une inscription volontaire, un accompagnement individualisé et des entraînements adaptés au rythme de chacun.

Le jour J, chacun peut choisir d’observer ou de participer. L’entraide est encouragée, et chaque niveau de réussite est valorisé. Après le concours, l’expérience vient nourrir le parcours personnalisé : réajustement du projet professionnel, orientation vers une formation, poursuite vers l’emploi.

Le droit de challenger ses compétences

Au cœur du dispositif se trouve un principe fondamental : permettre à chaque personne de tester ses capacités et de se dépasser.

Le concours concrétise ce droit à expérimenter sans risque d’échec définitif, dans un cadre sécurisé et bienveillant.

Accéder à une situation réelle de travail, bénéficier d’une évaluation positive et recevoir une reconnaissance publique constituent des étapes structurantes dans un parcours professionnel. Il ne s’agit pas seulement de technique, mais d’estime de soi et de reconnaissance sociale.

Des bénéfices concrets pour tous

Les effets du concours dépassent largement le cadre de la journée d’épreuve. Les personnes accompagnées gagnent en autonomie, en confiance et en motivation. Les équipes développent une connaissance plus fine des compétences et ajustent leurs accompagnements. Les établissements valorisent leurs plateaux techniques, renforcent leur attractivité et inscrivent leur action dans une dynamique fédératrice.

Depuis près de dix ans, cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large de reconnaissance des concours de métiers en milieu protégé. Soixante-douze candidats ont déjà participé aux différentes éditions. Le partenariat avec WorldSkills France et la rédaction d’un guide national de bonnes pratiques, avec le soutien d’Andicat, témoignent d’une reconnaissance institutionnelle croissante.

Une innovation au service de l’inclusion

Ce qui distingue le Concours Régional des Métiers, c’est son positionnement. Il ne s’agit pas d’un simple outil d’évaluation, mais d’un dispositif d’accompagnement articulant orientation, formation et emploi. Il mobilise les établissements, les familles et les partenaires autour d’un objectif commun : permettre à chacun de construire son avenir professionnel.

En 2026, le message reste clair. Le Concours Régional des Métiers n’est pas seulement une compétition, c’est une opportunité d’inclusion professionnelle, un espace pour oser, essayer et choisir.

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